Complexe RAINIER III à GOMBOYA

COMPLEXE RAINIER III à GOMBOYA

Une analyse effectuée sur les lieux nous a démontré que des réalités urgentes et dramatiques existaient à Gomboya. Il s’agit d’une banlieue à très forte expansion, située à 40 Km du centre de la capitale Conakry. Les timides essais de développement de la capitale attirent de la main d’œuvre, les familles s’installent là où elles en ont la possibilité et leur travail permet ce développement en cours, mais qu’en est-il de leurs enfants ?

 

 

 

ANALYSE DES BESOINS

Nous sommes parvenus à définir les urgences suivantes :

  • Il faut un toit : une structure permettant d’accueillir entre 400 et 500 enfants.
  • Il faut une cantine : les parents sont ainsi assurés que leurs enfants prendront au moins un repas correct dans la journée, car eux-mêmes ne sont pas en mesure de le leur garantir.
  • Il faut un forage profond : une garantie d’eau potable au sein de l’école. Comme pour les repas, c’est un moyen d’inciter les parents à y envoyer leurs enfants, sachant qu’à ce jour il n’existe aucune distribution d’eau potable à Gomboya.
  • Il faut une infirmerie : pour permettre de prodiguer les soins d’urgence et les plus élémentaires.

Comme nous l’avait signalé le Père Apollinaire, la banlieue de Conakry prend sans cesse de l’ampleur. Donc nous avons cherché et acheté rapidement un terrain correspondant aux besoins (environ 2.000 m2).

Les premières études techniques rédigées, donnant lieu à un projet de référence, la première pierre fut posée en présence de nos bénévoles.

L’état n’est pas en mesure de leur garantir un minimum : pas de scolarisation, pas de nourriture et même pas d’eau potable (car les nappes phréatiques sont désormais polluées).
Une analyse a démontré qu’à court terme, toute une génération d’enfants serait condamnée à l’analphabétisme et à la malnutrition, avec toutes les conséquences futures qui vont avec.

Certes, les cœurs généreux ne sont pas uniquement chez nous : sur place actuellement seule la solidarité lutte contre la dure réalité.
Nombreux sont les professeurs qui recueillent les enfants dans les rues où ils sont abandonnés et dispensent les cours dans leurs propres maisons. Mais cela n’est qu’une solution provisoire à une très petite partie du problème.

Après l’analyse « de loin » effectuée par l’intermédiaire du père Apollinaire, notre correspondant en Guinée depuis 10 ans, une délégation de nos bénévoles s’est rendue à ses frais sur place pour confirmer le bien fondé de cette analyse, ainsi que pour évaluer tous les détails techniques, pratiques et pour ainsi dire « politiques » nécessaires avant de démarrer un projet.

  

Il se compose de : 9 salles de classe, 1 cantine, 1 salle de soins, des locaux administratifs, des sanitaires, une aire de jeux et un forage profond pour alimenter en eau potable l’ensemble. 450 enfants y seront accueillis.

 

PARCOURS DU COMBTTANT...

La première tranche a été achevée en 2008, en surmontant d’innombrables difficultés. Les travaux de la dernière tranche devraient être achevés fin 2008, avec l’inauguration officielle en Juin 2009.

Inutile de dire que nous avons été confrontés à de nombreux problèmes qu’il a fallu régler avant le commencement des travaux. Les énumérer et les décrire serait une perte de temps puisque nous les avons résolus grâce à la collaboration active du Père Apollinaire et au travail acharné des « bénévoles professionnels » de notre association.

Nous avons donc réussi à finaliser ce qui suit :

  • La Propriété du Complexe a été confiée à l’AMADE-Guinée, dont le Père Apollinaire a été nommé Vice-président.

Il ne s’agissait pas de seulement de construire, il fallait obtenir des garanties à moyen et long terme sur le fonctionnement de ce complexe.

Depuis trois ans, le nouveau président de l’AMADE-Guinée, Monseigneur COULIBALY, archevêque de Conakry, a entrepris un travail de lente mais profonde restructuration de cette association sœur.

Nous avons donné une impulsion à ce procédé et obtenu que le Père Apollinaire devienne membre de l’AMADE-Guinée. Cela a permis d’unir la connaissance et l’engagement du Père Apollinaire ainsi que la collaboration des éducateurs qui l’entourent, à une structure fiable et solide permettant, à moyen et long terme, d’assurer le bon fonctionnement de cette école.

  • Cette première étape franchie, il fallait choisir sur place une entreprise de construction sérieuse et proposant un projet concret et conforme :

Dans ses interventions, L’AMADE-Monaco a toujours poursuivi une éthique rigide.

Depuis deux décennies, tous les experts conviennent de la nécessite de ne pas « injecter » nos produits et notre technologie dans les pays défavorisés, mais travailler plutôt à leur développement durable et soutenable : des mots souvent abusés, certes, mais également ignorés dans la réalité.
Ce qui veut dire, dans le cas de construction de bâtiments, qu’il est nécessaire d’utiliser les ressources locales, plus précisément : la main d’œuvre, les matériaux et les techniques de construction. Cela permet d’obtenir que la construction d’un complexe scolaire devienne partie intégrante du processus de développement d’un pays.

Donc nous avons analysé et comparé les projets de trois entreprises locales, chacune avec sa vision du projet.
D’une part nous avons dû être vigilants pour obtenir des prix concurrentiels tout en tenant compte de la réalité du marché en Guinée.
D’autre part, il fallait qu’au meilleur prix corresponde un résultat de qualité.

Plusieurs mois d’études ont été nécessaires pour qu’enfin nous arrivions après multiples rectifications à un devis ferme et définitif qui répond à toutes nos exigences. L’expérience professionnelle d’un de nos bénévoles en particulier a été fort utile dans cette affaire.

Comme nous l’avions demandé au Père Apollinaire qui supervise le chantier, nous recevons régulièrement des photos. Des bénévoles ont effectué plusieurs missions sur place pour évaluer l’évolution des travaux.

  • La première tranche a été achevée en 2008, en surmontant d’innombrables difficultés. Les travaux de la dernière tranche devraient être achevés fin 2008, avec l’inauguration officielle en Juin 2009.

Merci pour eux !